Récits multiples

Texte de Michel Bosc ayant servi de base aux artistes


Le bâtiment des époux Klein comporte une entrée, située sur le pan coupé à l'angle de l'avenue Victoria et de la rue Saint-Martin, avec un arc surbaissé, flanqué de deux têtes de lions et surmonté d'un angelot aux ailes déployées.

Au deuxième étage, le balcon filant est soutenu, sur le pan coupé de l'immeuble, par une cariatide et un atlante attribués au sculpteur du fameux Zouave du pont de l'Alma, Georges Diebolt (1816-1861). Ils représentent la Science et le Travail et proviennent de l'immeuble précédemment édifié, où ils avaient en outre une fonction architectonique porteuse. Les croisées, décorées de rinceaux, sont surmontées de têtes dans des médaillons. Un second balcon filant ceinture le cinquième étage ; la toiture d'ardoise est rythmée par une alternance de chiens assis.

Les habitants de l'immeuble ont un niveau de vie confortable. On y trouve des avoués près du Tribunal de première instance ou de la Cour impériale, un architecte, un constructeur, un receveur des finances, un ingénieur civil et bientôt les machines à tricoter Monfort, ou encore le vice-président de la Société préhistorique de France.


Michel Bosc, 2024.
L'îlot Victoria, des idées et des hommes,
Un laboratoire social 1859-1966



Photos : Flavia Raddavero, Marie-Charlotte Loreille, 2024